Informations sur les Iles

I L E ,   I N S U L A I R E ,   I L I E N   ? 

Qu'est-ce qu'une île ?

Pour le dictionnaire de l'Académie Française, c'est une terre entourée d'eau de tous côtés. Pour les bretons, les polynésiens, les corses, les antillais, les réunionnais, les mélanésiens, les océaniens, les écossais, les haïtiens ou les miquelonnais... cela paraît aussi évident de rajouter : c'est une terre entourée d'eau salée. Est-ce faire acte d'esprit étroit que d'affirmer cette identité maritime partagée par des myriades d'îles des océans, et surtout par des générations d'hommes et de femmes qui connaissent vraiment la mer, avec ses heureuses ou mauvaises fortunes. Bref, ce qui revient à dire à nos amis d'Angleterre, qu'ils se sont éloignées de l'île avec leur tunnel, idem pour les nombreuses îles à ponts voire autoroutes.

Pourquoi dit-on Insulaire?

Aujourd'hui tout le monde se sent "insulaire", dans le sens de "singulier" (je ne suis pas comme les autres du continent...). Toujours dans le dictionnaire de l'Académie Française, cet adjectif a été emprunté du bas latin insularis, « relatif à une île ». Propre à une île ; qui habite une île.

Et ilien alors ?

C'est très breton en fait. Se dit surtout des insulaires des côtes bretonne et atlantique et les insulaires finistériens vous confieraient même que les îliens sont les habitants de la seule île de Sein...



A P P R O C H E   D E S   I L E S 

L'île implique, par sa nature, sa situation géographique et les modalités d'accès qui lui sont spécifiques une rupture par rapport au continent. Cette séparation n'en demeure pas moins un élément fondamental dans la définition des images et des identités insulaires.

Egrenées le long du littoral de la Manche et de l'Atlantique, situées à des distances variables du continent, elles connaissent une amélioration de leur desserte. Parcourues à la fin de l'époque moderne par quelques administrateurs et des ingénieurs qui envisagent leur séjour sous l'angle de la contrainte, elles accueillent désormais des touristes en plus grand nombre. L'attraction qu'elles exercent se révèle toutefois contrastée.


I N S U L A R I T É 

Dire ou écrire qu'une population est insulaire, c'est reconnaître qu'elle vit sur une île, un archipel ou une partie de terre séparée du continent. De cette notion ceux qui habitent des îles sont appelés des insulaires par rapport aux habitants du continent. Les insulaires, par les continentaux sont considérés comme différents d'eux car vivant sur une île, ce qui est évident. Les insulaires auraient-ils en commun des particularités ? Celles-ci ne dépendent- elles pas comme pour les continentaux de l'histoire, des conditions écnonmiques, sociales, politiques différentes pour chaque groupe insulaire.
Aujourd'hui ces différences sont difficiles à identifier. Ce que l'on appelle les différences culturelles disparaissent du fait d'une évolution sociale, économique et politique. Au contraire de ce que pensent bien des gens, cette disparition des différences ne correspond pas à une unification de la vie des gens mais bien à la destruction organisée politiquement et économiquement des activités, qui ont permis aux pêcheurs, aux îliens, aux marins, aux gardiens de phare, aux ouvrières des usines, de construire cette diversité des cultures locales, régionales. Les marchands de loisirs et de culture ont construit des produits culturels qui doivent occuper les nouveaux occupants des pays vidés de vie. Les cultures insulaires sont souvent les plus aisément détruites, car d'une part les activités, souvent maritimes dont vivaient la population, ont été et sont éliminées de la carte économique française, la population diminue car les jeunes, naturellement, partent pour vivre et qu'enfin elles deviennent le refuge périodique de ceux qui veulent retrouver une nature sauvage, un isolement maritime, un dépaysement, et une découverte pour une population de citadins d'un nouveau paradis perdu.
Les îles attirent les continentaux qui ont dans leurs têtes les images traditionnelles associées à celles plus récemment véhiculées de pays aytentique, de nature sauvage, oubliant que des gens viven t encore sur ces îles et qu'ils ne sont pas des sauvages, autenhtiques ni restés là pour le plaisir du visiteur, mais pour ce qui est, dans un contexte politique et écoinomique actuel, très difficile étant donné que leurs activités traditionnelles soit sont entre les mains d'entreprises qui n'ont plus besoin d'eux, soit carrément supprimées. Les gens peuvent-ils résister contre ce rouleau compresseur ?
Regards d'Aliette Geistdoerfer, diplomée en ethnologie de la Sorbonne.


L E S   Î L E S   S O N T   V I V A N T E S   T O U T E   L ' A N N É E 

Il ne faut pas croire que les îles du Ponant vivent toute l'année du tourisme, bien qu'une part difficilement quantifiable existe en période de vacances. Les îles du Ponant ne sont pas des lieux paradisiaques comme le prétendent les titres de nombreux magazines écrits de Paris. Les maires iliens font tout pour que leurs territoires vivent toute l'année. Seulement le prix élevé de l'immobilier donne le sentiment aux jeunes que les îles ne leur appartiennent plus, parce qu'ils ont du mal à se loger. Côté travail, bien des jeunes partent car ils ne peuvent vivre au pays, et ceux qui restent tiennent des emplois peu qualifiés ou montent des petites entreprises parfois grâce au net.

Les maires iliens sont des battants

Ils mènent des actions concernant les logement soit à titre locatif ou en accession à la propriété comme par exemple à Batz, Belle-Ile, Ouessant, Groix, Houat. Ils se battent contre les suppressions de services comme la Poste à Ouessant. Denis Paluel le Président des Iles du Ponant est à fond pour les énergies renouvelables avec le projet d'hydrolienne dans le Fromveur. Le maire de Groix avec l'aide de la Région et Cap l'Orient cherche à aider l'agriculture comme celui de l'ile d'Arz, mais aussi la petite pêche ainsi que l'aquaculture avec le Pôle Mer, de même celui de Houat avec le Groupement de Pêcheurs. A Belle-Ile les quatre communes se serrent les coudes. Non ils n'ont pas les deux pieds dans le même sabots ces quadras et quinquas là, mais ils ont besoin d'être aidés par l'Etat, les Régions et leurs Conseils Généraux.


G R O I X   U N E   Î L E   Q U I   N ' E N   F U T   P A S   T O U J O U R S   U N E   ! 

Groix cette île ancrée au large de Lorient, n'en fut pas toujours une. Elle perd tous les ans une partie de son territoire. Malgré l'enceinte de rochers qui la protège. La côte est rongée miette à miette. L'érosion marine module sans cesse son visage. Les vagues venues du large poursuivent leur œuvre. L'île n'est pas figée. Elle vit et bouge.
Cette île qui paraît si évidente ne l'a pas toujours été. Plus de 400 millions d'années ont été nécessaires pour que naisse cette île. Au cours du tertiaire des événements tectoniques créent une échine rocheuse dont les vestiges s'étendent aujourd'hui des Glénan à l'embouchure de la Loire. Il faudra la succession de périodes glaciaires et de périodes de réchauffement, entraînant des modifications importantes du niveau marin pour que la mer ceinture l'île en noyant la dépression arrière et les vallées fluviales. C'est pourquoi elle porte en son sein les stigmates de son origine métamorphique.


G R O I X   U N   M U S É E   À   C I E L   O U V E R T 

On embarque à Lorient sur les ferries de la Compagnie Océane pour une traversée en direction de l’île. Dès l’arrivée à Port-Tudy, on se sent transporté dans un autre univers. Pour arpenter ses 8 km de long et 3 km de large, la marche est idéale. Les chemins côtiers permettent de suivre les sinuosités de l’île et de découvrir toutes les richesses minéralogiques. Glaucophane bleue, épidote verte, grenat rouge sont quelques uns des 60 minéraux rares qui donnent mille et un reflets aux roches et plages de Groix. Il faut aller marcher sur les grandes dalles de pierres pour découvrir leurs dessins.

Attention le ramassage des roches et minéraux est strictement interdit.


I L E   A U X   M O I N E S   U N   P O R T   P O U R   T O U T   L E   M O N D E 

Un nouveau port va bientôt voir le jour à l'île-aux-Moines. Dessiné par le cabinet d'architecte Magnum, le projet retenu prévoit la réalisation d'un second poste d'accostage qui permettra de séparer les flux, l'une des deux cales sera réservée au trafic des passagers tandis que la seconde sera destinée au transit des marchandises et des matériaux. Ont été associés au projet mené par la SAGEMOR: le syndicat mixte des ports, la commune et le conseil général du Morbihan.
Contre la petite falaise qui surplombe le port seront construits les nouveaux bâtiments de service capitainerie, office de tourisme, sanitaires. Les bâtiments actuels ne seront détruits qu'une fois les futurs édifices achevés . Les futurs bâtiments seront réalisés en pierre, en verre et en béton. Les toitures plates seront végétalisées. Le déplacement des bâtiments de service au fond du terre-plein à gauche permettra de dégager une belle esplanade piétonnière et limitera le stationnement.

Les travaux concernant le port de l'ile aux Moines doivent débuter en octobre, un accès aux riverains, commerce et usagers du port sera maintenu. Les travaux seront réalisés en étroite collaboration avec la commune par deux maîtres d'ouvrage différents. D'une part le Syndicat mixte des ports et bases nautiques du Morbihan, en ce qui concerne la restructuration de l'espace portuaire, c'est à dire la construction de bâtiments, équipements portuaires, aménagement de surface et d'autre part, par le Syndicat d'alimentation en eau potable de Vannes-ouest pour la réalisation du transfert des eaux usées de l'Ile-aux-Moines vers Baden.

Travaux en trois temps pour le Syndicat Mixte des ports et bases nautiques du Morbihan.

Tout d'abord de novembre 2011 à mai 2012 une pause estivale ayant lieu, l'élargissement de la cale du grand pont et du virage de la rue Bénoni-Praud, puis démarrage des constructions de la nouvelle capitainerie, de l'office de tourisme, des sanitaires, abris vélos, attentes passagers. Enfin le dernier temps d'octobre 2012 à mai 2013, concernera les travaux de finition des bâtiments, les travaux d'aménagement de surface du terre-plein et la démolition des anciens bâtiments. Les deux premiers se dérouleront .

Le Siaep Vannes-ouest a décidé de transférer la totalité des eaux usées produites sur l'Ile-aux-Moines vers le continent.

Ce transfert sera opérationnel après la mise en service de la nouvelle station d'épuration. Un forage dirigé entre Port-Blanc et l'Ile-aux-Moines permettra d'accueillir les différentes conduites. Les travaux de réseaux divers démarreront courant octobre 2011 et devront durer environ trois mois.


I L E   A U X   M O I N E S   U N E   Î L E   À   R E S P E C T E R 

L’Île aux Moines, en breton « IZENAH » se trouve dans le golfe du Morbihan, à quelques kilomètres de Vannes. D’une superficie de 310 hectares, elle s'étire sur plus de 6 km, de la pointe du Trech au nord à la pointe de Nioul au sud, elle culmine à plus de 30 mètres de hauteur. Trois km 500 séparent la pointe de Brouel à l’est de la pointe de Toulindac à l’ouest. Elle ne dépasse pas les 500 mètres dans sa plus étroite largeur, ce qui lui confère l’aspect d’une croix.

A cette saison, après une traversée de 5 minutes avec la Compagnie « Izenah » vous découvrirez une île d'environ 600 habitants, mais qui décuple sa population durant la période estivale. De plus, l'attirance de la "Perle du Golfe" est telle, qu'on dénombre en plus 3000 visiteurs par jour en moyenne durant les mois de juillet et août.

Pour les touristes, à l'exception des visites guidées et des taxis, les déplacements s'effectuent à pieds ou en vélo.

Dans cette île sur les sites répertoriés par le Service Régional de Bretagne, 12 ont été reconnus datant de l’époque néolithique. Parmi elles, le Cromlech d’An Keu à Kergonan, qui daterait environ de 5000 ans avant J.C, est le plus spectaculaire avec ses 24 menhirs disposés en demi-cercle (96 m d’ouverture et 70 m de profondeur)

L'Île aux Moines bénéficie de la mention "site inscrit" et deux de ses pointes Le Trec'h et Toulindac sont considérées comme sites classés. L'île protège sa faune et sa flore et a reçu le label "Natura 2000", c'est pourquoi il est demandé aux visiteurs d'éviter la dégradation des milieux naturels soit en cueillant des espèces rares, soit en abandonnant des déchets le long des sentiers.

Les Îlois protègent depuis toujours leur île et tiennent à la sauvegarder. Ils demandent que ceux qui la découvrent participent à cette conservation du patrimoine historique et naturel.



O U E S S A N T   L E   M O U T O N   N O I R   A   U N E   H I S T O I R E 

Depuis fort longtemps, les voyageurs, marins ou pêcheurs ont eu leur attention attirée par les moutons broutant au bord des grèves tout au long des côtes d'Ouessant.

Quelques références historiques

On ne connaît pas avec précision l'origine de la race. Toutefois, des documents de 1750 indiquent la présence de moutons sur l'île d'Ouessant, ces moutons sont signalés comme étant excellents mais de très petite taille. En 1852, on recense 6000 moutons sur les 1562 hectares de l'île. Les moutons étaient marqués à l'oreilles par des entailles (en 1970, 510 marques étaient déposées à la mairie). En 1899 ces ovins sont décrits de la façon suivante : " Une épaisse toison les recouvre, sorte de crin imperméable à la pluie, qui les fait paraître, non tondus, d'une grosseur raisonnable. Mais quand les ciseaux sont passé sur eux il ne reste plus que des bêtes au dessous de la taille d'un chien. Deux personnes mangent facilement un de leurs gigots dont la chair est très savoureuse. De très petite taille, d'une race particulière à l'île, ils ont de grandes cornes enroulées comme les cornes des mouflons ". En 1911, l'Encyclopædia Britannica indique que l'île d'Ouessant est peuplée de petits moutons noirs. C'est également à cette époque que la race acquiert son nom définitif de mouton d'Ouessant. En 1920, la race d'Ouessant est décrite comme suit : "C'est une race de petite taille et à développement lent, dont la taille ne dépasse pas 35 à 40 centimètres. La couleur de la toison est noire, marquée parfois de taches blanches sur la tête ; les mâles sont munis de cornes plates, minces, recourbées en arrière. La laine est courte et frisée. La chair passe pour être d'assez bonne qualité ". En 1935, un bateau grec, le Mikonos, s'échoua sur les roches à Galgrac'h libérant un bélier et deux brebis.

Importation de moutons blancs

Les moutons blancs furent importés sur l'île au début du XXe siècle pour agrandir la taille et aussi pour produire de la laine blanche plus recherchée à l'époque, engendrant de ce fait divers métissages qui firent peu à peu disparaître la race d'origine. A partir de 1976, le sauvetage de la race est entrepris par un groupe d'éleveurs passionnés emmenés par Paul Abbé. Ils s'appuient sur des troupeaux aux caractéristiques proches de celui que l'on pouvait trouver sur l'île à l'origine. Puis se forme le Groupement des éleveurs de mouton d'Ouessant. Sous leur impulsion, la race n'est actuellement plus menacée.

Les moutons en liberté doivent pouvoir s'abriter du vent. A cet effet, un certain nombre d'abris, en breton «gwasked», sont disséminés sur la surface de l'île, en dehors des terres cultivables. Construits comme des étoiles à trois branches, ils permettent aux animaux de choisir le côté vers lequel se réfugier, en fonction du vent. En pierres sèches ou en mottes de gazon, ces abris, autrefois nombreux, sont désormais plus rares.


Le mouton d'Ouessant est donc, comme son nom l'indique, une race endémique bretonne, qui existait sur l'île du même nom, jusqu'aux environs des années 1930. Cette race est la plus petite du monde. On le tenait pour sa laine, noire, qui ne devait pas être teinte pour la confection de vêtements.



I L E S   D U   P O N A N T   V E R S   U N   É T A B L I S S E M E N T   P U B L I C 

L'association des îles du Ponant privilégie le projet de création d'un établissement public, qui assurerait le renforcement du rôle institutionnel de l'association, plutôt qu'une intercommunalité des îles qui n'aurait pas de sens.

Face aux problèmes juridiques posés par la loi littoral : le plan local d'urbanisme de l'Île d'Yeu et celui de Belle-Isle viennent d'être annulés, l'un d'entre eux pour la seconde fois... L'application du texte devrait nécessairement connaître une adaptation sur le territoire des îles.

Autre sujet d'inquiétude pour les élus les conséquences de la future réforme territoriale, avec l'obligation de participer à une intercommunalité et la représentation des îles dans le cadre de la création des conseillers territoriaux. Sein, Ouessant, Yeu refusent toute intégration, car trop éloignées de tout centre urbain d'importance.

Services publics en danger

Les services publics ont connu des mutations importantes, des évolutions étaient nécessaires pour moderniser certains secteurs, s’adapter aux évolutions sociales. Mais, sous couvert de «modernisation nécessaire», de «rationalisation incontournable» et «d’adaptation indispensable» apparaît surtout de nombreux désengagements, des services qui s’éloignent des citoyens quand ils ne disparaissent pas totalement. Les services techniques de l’ex-DDE mis à la disposition des collectivités n’existent plus. Dans d’autres cas la détérioration est visible on voit des fils de téléphone posés à même le sol car France Télécom ne juge pas utile d’intervenir sur le réseau, ou bien c’est un bureau de poste qui perd des heures d’ouverture et des moyens humains, où ce sont des menaces sur un service de transport entre l’île et le continent ! Et aberration une lettre postée à Molène, Sein ou Ouessant pour
être distribuée à Molène, Sein ou Ouessant doit partir pour l’ultra-moderne centre de tri de Rennes avant d’être distribuée au destinataire qui habite à quelques mètres ! Et là où subsistent des fournisseurs d'électricité, il est impossible de les contacter directement pour un dépannage urgent, il faut passer par un standard téléphonique débordé !

L'aménagement du territoire c'est aussi mettre des moyens là où la faible population et les conditions d'accessibilité ne permettent pas une rentabilité dont les règles obéissent à une logique qui ignore tout du terrain.



I L E   D E   Q U É M É N È S   A U T O N O M I E   É N E R G É T I Q U E 

L'île de Quéménès (Kemenez en breton) est située au coeur de l'archipel de Molène dans le Finistère, à environ 9 km (5 milles) du port du Conquet. L'île est depuis la nuit des temps occupée par l'homme. En 1953, Henri Tassin loue les terres de Quéménès pour y développer la récolte d'algues et rentabiliser la ferme, puis en 1960, il achète l'île et s'y installe avec son épouse et leurs enfants. Mais en 2000, ses enfants n'arrivent plus à assumer l'entretien des bâtiments et des 30 hectares de terre, et mettent l'île en vente. L'île de Quéménès, va devenir en 2003 la propriété du Conservatoire du Littoral.
Le Conservatoire du littoral, dans le cadre d’un programme d’échanges insulaires dénommé ISLA subventionné par l’union européenne (regroupant Irlande, Shetlands, Argyll & Bute en Ecosse et les Pays Bas), développe alors un véritable laboratoire du développement durable ; il se charge de la restauration des bâtiments, de l'installation d'un système de production d’énergie renouvelable (avec l’aide de l’ADEME, de la Région Bretagne et d’EDF) et d’approvisionnement et de traitement d’eau.
Soizick et David Cuisnier et leur petite Chloé vont devenir les habitants permanents, vivant en autonomie énergétique presque totale. L'énergie est solaire ( thermique et photovoltaïque ) et éolienne. Les solutions retenues répondent aux contraintes de l'insularité. L'ensemble des investissements énergétiques s'est monté à 210.000 €. La maison du couple et le gîte d'accueil (d'environ 350 touristes par an), a été bien pensé. Les besoins électriques sont couverts par 80 modules photovoltaïques, et par une éolienne. Pour la production de chaleur il est fait appel au bois et au soleil. La production d'eau chaude est assurée par 6 capteurs solaires de 12 m2. L'eau domestique est assainie de façon autonome.


I L E   D E   L A   J U M E N T   À   L A   B O N N E   F R A N Q U E T T E 

L'île de la Jument est située juste après l'entrée du golfe du Morbihan, au large de la commune d'Arzon. Elle est entourée par les îles de Berder, Hent Tenn, Er Lannic et Gavrinis. Elle fait partie de la commune d'Arzon (56). L'île s'étire sur 780 m pour 150 m de large en moyenne. Son littoral est essentiellement rocheux et comporte une plage en face de l'île Hent Tenn.

Stéphane Mulliez, propriétaire de l’Île de la Jument située à 10 mn de la côte entre Larmor-Baden et Arzon dans le Golfe du Morbihan, ouvre sa demeure de 300 m2 aux groupes pour des séminaires professionnels et des stages de bien-être. Pour l'instant la clientèle est locale,mais une clientèle hor Bretagne va être ciblée. Le responsable d'exploitation qui a été recruté, va chercher les visiteurs à Larmor-Baden pour les convoyer en dix minutes à l'aide d'un bateau amphibie qui se transforme en camionnette sur la terre ferme, 69 à 89 € par personne en fonction de la période pour le transport, une nuit sur place et les repas, où l'on est invité à mettre la main à la pâte.


L E S   " R A P P O R T É S "   S U R   L E S   Î L E S   T O U T   U N   M O N D E   ! 

Il y a une réticence de la population des îles vis-à-vis des non insulaires, accusés d'être des " rapportés qui veulent nous diriger" ou " des aventuriers qui viennent poser leur sac chez nous parce qu'ils ont été renvoyés de partout ailleurs ". Les sociétés insulaires sont fondamentalement opposées à tout ce qui vient de l'extérieur.

L'exclusion ou le rejet touchent également les résidents permanents non insulaires, désignés selon les îles sous le nom de : "rapportés" "parachutés". Ces "rapportés" ne savent pas toujours rester à leur place, surtout quand ils viennent parler "d'identité insulaire", alors qu'ils sont sur l'île depuis peu, et veulent prendre la défense de certaines causes, ne connaissant rien du passé de l'île, du fonctionnement des clans. Le poids du passé est plus fort qu'ailleurs sur les îles. Il y a ce que l'on appelle les "vrais insulaires" et les insulaires d'un mode nouveau qui voudraient être plus vrais que vrais.

Si l'île incarne la demeure, le refuge. Les îles ne sont pas îles de la même façon, certaines sont vraiment devenues des îles enfer, polluées par des "rapportés". Comme le reconnaissent les Mélanésiens, il existe de "bonne ile" et de "mauvaise île".


L E S   P L A N T E S   I N V A S I V E S   D A N G E R   P O U R   L E S   Î L E S 

Souvent introduites par l’homme, comme plantes ornementales pour les jardins, certains végétaux opportunistes ont fini par se naturaliser et se développent aujourd’hui dans les espaces naturels. Nouvelles venues, elles s’installent dans des écosystèmes comme les falaises ou les landes, remplaçant progressivement les espèces caractéristiques d’un milieu jusqu’à les faire disparaître. A l’échelle mondiale, le développement des espèces invasives est l’un des premiers facteurs de chute de la biodiversité.

La griffe de sorcière
Originaire d’Afrique du sud, elle a été introduite en France à la fin du XVIIe pour la beauté de ses fleurs que l’on contemple à Belle-Ile à la Pointe des Poulains, mais aussi sur l'ile de Groix. Cette plante ravage de nombreuses falaises.

La cinéraire maritime Sarah Bernhardt la première a fait planter dans ses jardins de la pointe des Poulains cette fleur méditerranéenne.
Elle ne savait sans doute pas qu’elle allait progressivement coloniser de nombreuses pelouses littorales insulaires.

L'herbe de la pampa Cette plante d’Amérique du sud peut produire 10 millions de graines fertiles par plan qui sont ensuite disséminées
par le vent à des distances pouvant atteindre 25 km. La progression de l’espèce est très rapide.Les plants doivent être arrachés en prenant soin d'éliminer toutes les racines. S'ils sont trop gros, seul un tractopelle peut en venir à bout. On la trouve sur les îles en quelques lieux.

Le baccharis Depuis le XVIIe siècle, les fleurs de cet arbuste d’Amérique du nord se rencontrent dans les jardins. Elles sont communément utilisées dans les haies belliloises. Une fois arrachés, les Baccharis doivent être brûlés, dans le respect de la réglementation en vigueur, afin d'éviter toute dissémination des graines lors d'un éventuel transport en déchetterie

La renouée du japon Elle fait partie des autres espèces invasives. On la rencontre à Belle-Ile.
Ne plantez pas dans vos jardins l’une de ces espèces. Si elles y fleurissent déjà, l’idéal serait de les éliminer ou au minimum de les couper avant leurs montées en graines. La renouée du Japon est un adversaire coriace. La meilleure méthode consiste à arracher manuellement les plantes 2 fois par an, une première fois vers la mi-juin, une deuxième fois début octobre. Mais même en procédant ainsi, le résultat est loin d'être garanti.


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